Communiqués de presse

La fermeture des berges est un mauvais coup pour le tourisme

Richard Vainopoulos, Président de TourCom :

« La fermeture des berges est un mauvais coup pour le tourisme »


Paris le 25 août 2016 - Alors que Paris et l'Île-de-France enregistrent une baisse historique d'un million de touristes, la fermeture des berges va pénaliser gravement le transport des visiteurs dans la capitale.

La Mairie de Paris s’enferme dans une un modèle de gestion de la ville totalement utopiste : éliminer la voiture de la capitale. Pour ce faire, elle n'a pas trouvé de meilleures solutions que d'imposer la fermeture des berges de Seine aux véhicules motorisés. Et ce malgré l'avis de la commission d'enquête publique, du Préfet de Paris et du Conseil régional, qui tous s'inquiètent des embouteillages que cela va provoquer, ¾ des 48.000 voitures empruntant quotidiennement les berges risquant de se rabattre vers les 5e, 6e et 8e arrondissements – ce qui provoquerait une véritable thrombose dans Paris.

Malgré ces avertissement, la Mairie de Paris a préféré passer outre et compte faire voter son projet le 26 septembre prochain, lors du Conseil de Paris. Au nom d'un impératif « culturel » et « sanitaire », la Ville de Paris feint d'ignorer les répercussions désastreuses qu'aura la fermeture des berges pour la Capitale. Aussi bien sur le plan écologique (le renforcement des embouteillages risquant de provoquer une hausse de la pollution atmosphérique) que sur le plan économique et touristique.

Les TO étrangers boudent de plus en plus Paris

De fait, la ville est devenue impraticable pour les autocars. Alors que ceux-ci transportent 200.000 touristes par jour en pleine saison, seuls 400 places leurs sont encore réservées intra-muros. Ils ne peuvent pas accéder aux couloirs de bus, ce qui rallonge la durée des trajets, et leurs tarifs de stationnement ont été multipliés par trois l'année dernière. Des difficultés qui ont incité les voyagistes étrangers à privilégier les hôtels périphériques, à la fois plus simples d'accès et de stationnement. Désormais, les autocars déposent puis récupèrent leurs passagers dans un laps de temps limité, laissant généralement aux touristes le soin de marcher plusieurs dizaines de minutes. -

30 % de chiffre d'affaires pour l'hôtellerie-restauration

Ces choix politiques ont provoqué une forte régression des séjours touristiques et des congressistes dans la capitale. L'hôtellerie et la restauration en ressentent d'ailleurs durement les effets. Et ce n'est qu'un début : avec la fermeture des berges, le pire est à venir. D'après les premières études, cette fermeture entraînera une diminution de 20% à 30% du chiffre d'affaires des commerces liés au tourisme. Paris a tort d'imaginer qu'elle est une ville incontournable. Les difficultés de circulation sont devenues telles que les TO étrangers, notamment asiatiques, prévoient de réduire leurs séjours sur Paris au strict minimum, et ce d'autant plus que le dimanche la capitale ressemble à une ville morte. Moins de touristes c’est moins de recettes. Dans le contexte économique actuel, c'est une véritable aberration. Surtout à l'heure où le ministre des affaires étrangères, J-M. Ayrault, propose une enveloppe de 500 k€ pour redynamiser le tourisme....